Où il n’est bien sûr nullement question, ni d’automne, ni de Paris…

27 February 2007

Tu le sens mon gros Google, hein, tu le sens ?

Filed under: Diptérosodomie, Plomberie Littéraire — Dave A. @ 11:51 pm

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A priori, ça devrait vous en secouer une sans faire vibrer l’autre, mais depuis maintenant près d’une semaine, ce carnet est devenu un carnet allégé en Google : plus aucune des pages intérieures du présent site ne sont retournées en réponses aux éventuelles requêtes d’utilisateurs de Google (comme de la plupart des autres moteurs de recherche, d’ailleurs).

Il ne s’agit ni d’un accès d’hystérie paranoïaque ni de l’illusoire désir de cacher un contenu dont je ne renie de toutes manières pas la paternité : c’est sans acrimonie particulière et sans effort démesuré que j’ai ajouté à la configuration de mon serveur la ligne demandant explicitement aux moteurs de recherche d’en exclure le contenu. En soi, cela ne devrait pas même mériter mention particulière, encore moins justification, puisqu’après tout, je n’ai jamais désiré cette indexation, et il ne s’agit pas tant d’un changement d’avis que d’une démarche visant à rendre explicite un refus d’autorisation qui ne m’a pas été préalablement demandée.

De manière générale, je n’ai absolument rien contre les moteurs de recherches, ni même contre l’indexation automatique (sans laquelle le contenu à portée de recherche ne serait qu’un très pâle reflet de la richesse d’ensemble de l’Internet) : je pense au contraire qu’il s’agit de l’un des piliers de la révolution sans précédent qu’est en train de vivre notre culture… Une technologie que les livres d’Histoire rangeront un jour à mon avis au même niveau que la popularisation de l’imprimerie, les révolutions industrielles ou l’avènement des tripatouillages du noyau d’atome.

Ce n’est donc pas les moteurs de recherches qui m’insupportent, ce sont leurs utilisateurs. Quoiqu’encore ici, “insupporter” soit probablement trop fort. Déprimer, serait un terme plus approprié. Parcourir les logs de recherches Google de son site, c’est un peu comme se plonger dans la psyché de tout un pan de la société, c’est entr’apercevoir le QI moyen d’un large sous-ensemble du monde dit-développé. Et c’est plus que démoralisant. Non seulement la quasi-totalité de ces recherches oscillent entre le pathétique et l’incompétent, mais il est de plus évident que leur auteur n’ont guère à faire en ces pages, où ils ne trouveront a priori pas la moindre information relatives aux “discours de périclès rapporté par thucydide“, “conte ou légendes en tanzanie” et autres “pédiculose inguinale“, pour ne citer que les moins incongrues…

J’en profite pour faire savoir aux deux visiteurs dont la “copine veut faire l’amour avec deux hommes” que je les remercie d’avoir pensé à moi, mais que je renâcle généralement à la cohabitation intime avec individus du même sexe, fusse-t-elle partagée avec une troisième personne à l’appétit sexuel apparemment sainement épanoui. Néanmoins je peux, si vous le désirez, vous mettre en contact avec la demi-douzaine de visiteurs mensuels, ayant émis dans leur recherche un intérêt pour la “double sodomie au beurre” (un gel à base aqueuse me semblerait, en l’occurrence, plus indiqué, mais je vous laisserai régler ce genre de détail entre vous). Aux individus en quête de “jeunes maghrébine vierge [sic]” : j’aurais bien quelqu’un en tête, mais je doute qu’elle ne soit d’accord, et puis de toutes manières, elle semble assez occupée comme ça en ce moment.

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25 November 2005

Ne quittez pas, nous recherchons votre correspondant…

Filed under: Diptérosodomie — Dave A. @ 2:27 am

Encore un jour de plus et je retrouvais même plus la serrure du blog sous les toiles d’araignées…

Je sais que c’est pas très gentil, ni très professionnel, mais après tout je vous le demande mes très chers frères: pourquoi bloguer, sinon pour évacuer l’excès de frustration sexuelle de son quotidien?

Or en ce moment, ça va: je sublime très bien autrement. Et même si cela me peine de l’avouer, mes loisirs actuels et le peu de temps libre qu’ils me laissent, aident énormément à mitiger la peine indicible que je ressens à la pensée de mon lectorat orphelin. Mes nuits sont bien trop occupées en débauches diverses et variées, éthyliques ou érotiques, pour avoir du sommeil à perdre à ce sujet…

Ça, et la préparation de mon déménagement vers un pays exotique et lointain dans moins de deux semaines.

Pour l’instant, je passe moins de temps à préparer des cartons qu’à justifier de mon déménagement auprès de mon entourage. Ils sont inquiets et après tout: comment les en blâmer, puisque moi aussi…

Quitter un pays est toujours chose difficile, alors si en plus il s’agit d’aller s’expatrier aux antipodes…

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26 October 2005

Pendant ce temps-là, en Galilée…

Filed under: Diptérosodomie — Dave A. @ 4:07 am

Alors même que j’aborde la rédaction du présent billet, trois options s’offrent à moi – que dis-je: se jettent à mes pieds dans un assaut frénétique de désir inassouvi. Et je ne suis pas homme à refuser une offre équivoque, sauf peut-être à trois heures du matin, aux abords de la rue Saint Denis.

Je pourrais d’une part verser dans la fatuité solipsiste du quidam blogueur qui passe au moins un billet sur cinq à se lamenter du manque de temps/inspiration/névrose/talent nécessaires à l’entretien régulier de son irremplaçable production litéraire, et assure un public largement imaginaire que la vocation ne l’a pas encore quitté et que, oui, malgré de nombreuses pressions politiques, il continuera sans mollir à poster de cinglants articles de fond sur les variations hygrométriques de son quartier.

Je pourrais aussi distraire votre attention par la narration des cocasses tentatives d’écriture qui ont précédé la présente échappée. Et il y en eût. A intervalles régulier. Au moins une fois par semaine: la mauvaise conscience faisant un croche-patte au bon sens, au retour de ces trop rares soirées effectivement suivies d’un retour domestique, je me dirigeai d’un pas décidé vers mon clavier. Reptation décidée, serait le terme exact. Une bonne volonté hélas immanquablement noyée dans la contemplation béate des reflets nacrés de mon outil d’écriture.

Note à tout expérimentateur psychédélique à vocation litéraire: ne pas opter pour le rétro-éclairage électro-luminescent lors du choix de votre clavier. Désactiver l’économiseur d’écran aussi.

Quoi qu’il en soit, l’expérience gagne plus à être vécue qu’à être relatée: nous passerons donc.

Enfin: je pourrais tout simplement faire comme si de rien n’était, vous rappeler si nécessaire vos droits en tant que lecteur, tels que garantis par la Convention Internationale de Genève (approximativement aucun) et passer directement à la suite de mon récit, tenant ainsi pour une fois un engagement au mépris de tous mes principes.