Où il n'est bien sûr nullement question, ni d'automne, ni de Paris…

25 novembre 2005

Ne quittez pas, nous recherchons votre correspondant…

Posté dans : Diptérosodomie, par Dave A. à 2:27

Encore un jour de plus et je retrouvais même plus la serrure du blog sous les toiles d’araignées…

Je sais que c’est pas très gentil, ni très professionnel, mais après tout je vous le demande mes très chers frères: pourquoi bloguer, sinon pour évacuer l’excès de frustration sexuelle de son quotidien?

Or en ce moment, ça va: je sublime très bien autrement. Et même si cela me peine de l’avouer, mes loisirs actuels et le peu de temps libre qu’ils me laissent, aident énormément à mitiger la peine indicible que je ressens à la pensée de mon lectorat orphelin. Mes nuits sont bien trop occupées en débauches diverses et variées, éthyliques ou érotiques, pour avoir du sommeil à perdre à ce sujet…

Ça, et la préparation de mon déménagement vers un pays exotique et lointain dans moins de deux semaines.

Pour l’instant, je passe moins de temps à préparer des cartons qu’à justifier de mon déménagement auprès de mon entourage. Ils sont inquiets et après tout: comment les en blâmer, puisque moi aussi…

Quitter un pays est toujours chose difficile, alors si en plus il s’agit d’aller s’expatrier aux antipodes…

La plupart de mes amis ne comprennent même pas comment après tant d’années, je peux ainsi renoncer au confort de vie des pays développés. Mari me faisait remarquer encore hier que là bas, son adorable Mimi à Truffe Rose et aux Oreilles Soyeuses, serait cuisiné et digéré sans état d’âme par la plupart des autochtones. Je n’ai pas osé lui dire tout ce que je savais des moeurs culinaires de l’endroit: il est des organes dont on ne devrait même pas parler en dehors des classes de biologie, encore moins dans la discussion d’un menu de restaurant. Enfin j’ai entendu dire qu’en y mettant le prix, on arrive à trouver des magasins de produits importés pour ne pas mourir de faim.

Evidemment, la situation politique un peu précaire n’est pas rassurante non plus. Le pays est officiellement une démocratie… Avec des présidents élus à vie ou presque. Outre leurs mandats à rallonge, les élites dirigeantes semblent férues d’un populisme de bas étage qui coexiste avec une multitude d’intérêts corporatistes tous plus ou moins incompatibles comme il est si courant dans ces petites républiques bananières. Le climat politique n’est pas stable pour autant, et un revirement sécuritaire, rimant avec beaucoup d’autres ‘itaires’, semble s’annoncer dans un futur assez proche.

Heureusement, il est fort probable que j’aurai à nouveau franchi les frontières de ce charmant petit pays quand ces bouleversements politiques surgiront. Les seuls problèmes qui puissent véritablement affecter mon séjour sont plus d’ordre pratique: sur ce sujet, à l’instar de toutes les âmes bien intentionnées qui n’ont de cesse que de me dissuader de partir, je ne me peux m’empêcher d’être un peu inquiet…

Les infrastructures existent, certes, mais elles sont balbutiantes: certainement pas le niveau auquel ma qualité de Japonais nanti a pu m’accoutumer. Il est difficile d’imaginer, lorsque l’on vient d’un de ces pays industrialisés modernes, à quel point le simple fait de prendre un bus, un train, un avion, un métro, n’est pas donné à tout le monde sur cette planète. L’inégalité d’accès aux services n’est pas un vain mot. Apparemment, leur métro est très joli, mais ne fonctionne qu’un mois sur deux, surtout en hiver. Les trains sont un concept assez abstrait qui finissent bien par arriver, à un jour ou deux près.

Bien sûr, j’ai beau expliquer à mes amis que les médias étrangers exagèrent certainement quand ils parlent de « zones de non-droit » où il est possible de se faire agresser en plein jour, ils jurent qu’ils ont même entendu parler, dans certains quartiers, de vols à main armée dans la rue. Comme s’il s’agissait du New York des années 80… Et pendant qu’on y est, on balance des cocktails molotov sur les écoles et on prend les bateaux d’assaut, aussi? Soyons sérieux, tout de même…

Ahem.

Bon: promis, je posterai quelque chose avant mon départ, puis certainement à un rythme beaucoup plus soutenu une fois la transition géographique finie, à condition de trouver un accès à l’Interweb (j’ai des contacts haut placés qui devraient pouvoir m’y aider).

En attendant, et pour me faire pardonner de ce billet bien peu digne de vos exigences, je vous invite à aller goûter les écrits d’un brillant jeune homme, avec qui je suis très fier de partager quelques brins d’ADN et de très occasionnelles rencontres au détour de nos aventures intercontinentales respectives (je vous laisse le soin d’aller fouiller dans les archives pour en tirer la substantifique moelle: ça ne remonte pas à bien loin).

13 Comments »

  1. Tu devrais rassurer tes amis en leur conseillant de regarder la chaîne Capital One que le monde entier envie à la partie du monde qui a les plus gros biscottos…
    Ils devraient être parfaitement rassurés et demander illico presto un visa pour nos riantes contrées où l’Âge d’Or renaît avec une vigueur qui n’a d’égale que celle des clubs de remise en forme de Floride…

    Confirmation là : http://permanent.nouvelobs.com/medias/20051117.OBS5561.html

    Et qu’ils n’aillent surtout pas croire la rumeur crypto communiste qui voudrait qu’un jeune homme de 36 ans soit mort il y a deux jours, frigorifié dans sa voiture dans laquelle lui et ses affaires de nanti-heureux-pas pauvre avaient trouvé refuge après l’expulsion de son logement pour cause de chômage ! C’est un coup du lobby racaillo-islamo-gauchiste !

    Quant à se souvenir des détournements de fonds d’un certain Balkany Patrick, lequel employait le petit personnel de sa mairie et les heureux bénéficiaires de Travaux d’intérêt général pour lui servir de domesticité personnelle dans son manoir ou aller faire ses courses, ce ne sont que malveillances visant à discréditer ce fidèle lieutenant de notre Tsar Nicolas 1er le Grand !
    Vive la France, nondîîdjûûûû ! Et sus à l’Anglois comme à l’Infidèle !

    En attendant de te relire, vaillant colonisateur portant à la pointe de ton clavier les bienfaits de la civilisation à ces contrées sauvages auxquelles tu offres le génie de l’Occident salvateur !

    Comment by Fugitive — 25 novembre 2005 @ 10:21

  2. Qui a parlé des Amériques dans tout ça?

    Moi je profite douillettement de mes derniers jours dans la banlieue nord de Tokyo, où même les étrangers pauvres ne crament pas des bagnoles.

    Et quand on me parle de cette qualité de vie incomparable du terroir français, de comment ça doit être dur et cher la vie au Japon loin des bienfaits de l’occident, des « pousseurs dans le métro », de la « vie stressante » des travailleurs japonais… je ris doucement et je monte dans mon train qui passe à heure fixe, sans jamais une minute de retard même au fin-fond de l’arrière campagne, je vais manger mon ramen+bière pour 500 yens au resto du coin (pour 3,50 euros, on a quoi, à Paris de nos jours? un pot de rillettes recomposées pour se faire un sandwich?) et j’essaie d’expliquer à mes amis pourquoi les quartiers « chauds » de Paris sont un peu différents de ceux de Tokyo (ceux où il est dangereux de laisser la clef sur le cadenas de son vélo la nuit) tout en leur disant une trentième fois pourquoi ce n’est généralement pas une bonne idée de laisser son portefeuille et son téléphone sur sa table en terrasse quand on va aux toilettes dans un café français (un concept beaucoup plus difficile à appréhender qu’il n’y parait)…

    Tout ça pour dire que certes, le Japon n’est pas le paradis: la crise est passée par ici aussi… Mais je n’entends pas les gens se plaindre à longueur de journée.

    Alors déménager, même temporairement, dans un pays où la moitié des habitants (et rarement celle qui est le plus en droit de le faire: car eux n’ont pas ce luxe) passe l’essentiel de leur temps à expliquer pourquoi c’est la faute à la société si leur vie ne leur convient pas, tout en s’évertuant à tout faire pour que rien ne change, de peur de perdre leurs petits avantages.

    Je crois que ce qui m’irrite le plus dans tout ça, c’est d’avoir l’impression de me transformer en vieux poujadiste aigri à chaque fois que j’atterris à Roissy, alors qu’en fait, c’est bien l’essentiel de ce pays qui est lentement devenu (et quand je dis « devenu », ce n’est pas récent: je n’ai pas la moindre illusion que cela date probablement d’avant même ma naissance) un pays d’hypocrites où tout le monde aspire à la même médiocrité petit-bourgeoise égoïste tout en proclamant haut et fort se battre pour le bien commun.

    Vous voulez éradiquer la pauvreté? vous trouvez indigne qu’on puisse mourir de froid dans un pays industrialisé au XXIè siècle? Moi aussi!

    Pourquoi ne pas suivre l’exemple des pays scandinaves, alors? Après tout, leur PIB est rarement beaucoup plus élevé… Il suffit de se serrer tous la ceinture et tout le monde est heureux. Même les conducteurs de la RATP peuvent se permettre de payer un peu plus d’impôts si ça peut garantir que personne ne meure de faim dans le pays, non?

    La vérité, c’est que la France est un pays où tout le monde aime bien se draper dans un humanisme de gauche purement théorique, qui remplace par de ronflants discours sur un hypothétique Grand Soir que personne ne veut réellement, la simple remise en question des petits privilèges corporatistes des uns et des autres.

    Quand je vois le frère d’un ami étudiant à Marseille qui n’a pas mis les pieds à sa fac depuis deux mois et bouffe des boîtes de conserves parce que lui, il n’a pas de voiture et clairement pas les moyens de s’en offrir une, quand je vois l’employé moyen de transport en commun s’emmêler devant les caméras pour donner une série de justifications plus ou moins contradictoires à l’exercice de son sacro-sainct droit de grève bi-annuel, quand je pense au grand-père syndicaliste de ma copine qui nous racontait les grèves de la métallurgie à Pittsburgh, où les employés se faisaient casser la gueule par les gros bras de la direction pour le seul privilège d’aller se cramer les poumons à 20 cents de plus de l’heure… Je sais pas trop si je suis censé me réjouir des progrès du droit du travail ou secouer ma tête tristement et repartir avec mes baskets et mon sac à dos pour un pays du tiers-monde où à défaut d’avoir des métros, je n’aurai pas besoin de marcher une heure dans de la neige boueuse pour aller faire mes courses…

    Cette diatribe beaucoup moins réservé qu’il ne l’eut fallu, vous a été offert par le Mouvement des Vieux Cons Précoces en association avec la Redescente du Samedi matin.

    Comment by dr Dave — 26 novembre 2005 @ 2:53

  3. Je vois que tu as une vraie groupie dans tes commentaires.

    Comment by Laurent — 27 novembre 2005 @ 5:42

  4. (Le captcha, c’est un signe d’impuissance de spam karma ?)

    Comment by Laurent — 27 novembre 2005 @ 5:43

  5. Laurent, je crois que le captcha, c’est Spam Karma se demandant pourquoi ton browser a désactivé Javascript (ou se plantant dans la détection, ce qui est fort possible). Pas vraiment de l’impuissance puisqu’au final ton commentaire passe et que le spam trépasse 🙂 Mais d’ailleurs, ça me rappelle qu’il faut que je mette à jour la version qui tourne sur ce blog (oui, WP en standard gère vraiment mal le multi-blog, ce qui me force à avoir 4 installs séparées avec tous les plugins qui vont avec, et ça me les broute, je l’admet)…

    Comment by dr Dave — 28 novembre 2005 @ 1:56

  6. Cher ami,
    Permettez-vous le Cher ami?
    La diatribe est bienvenue, et les prémices fort pertinentes. Cependant Anne Lise me fait remarquer que les conclusions restent marquées par une aigreur que votre jeune âge ne vous autorise pas. Pourquoi ne pas essayer la potion du Dr Bougon, en homépathie, bien entendu! Sinon quatre doigts et un pouce opposable peuvent aussi soulager. Plus sérieusement: ne vous laissez pas pourrir la tête par quelques RTM’s men plus proches de la Cagoule (cf photos AFP ici pour les abonnés : http://medias-org.lemonde.fr/abonnes/editionelectronique/20051127/index.html . Quant aux syndicats vendus des Ratepetistes et leurs amis du rail, ils sont cuits: les roulants gagnent maintenant trop pour se permettre de perdre de la thune par des grèves à répétition: comme quoi la lutte des classes peut se dissoudre dans l’alcool fort qu’autorisent les primes de rendement (!) et les treizièmes mois!
    Un Vieux Con Tardif

    Comment by Briscard — 29 novembre 2005 @ 1:41

  7. Argh, mais le Briscard traîne par ici aussi ? Il est partout ! 😉

    Comment by Hard Lite (tm) — 29 novembre 2005 @ 1:44

  8. @Dave : Tout ce que je peux dire, c’est que je n’ai pas désactivé Javascript, et, curieusement, c’est la première fois que ça m’arrive.

    Comment by Hard Lite (tm) — 29 novembre 2005 @ 1:47

  9. >Laurent: normal, jsuis un troll! Sinon, plus sérieusement: je me suis octroyé une journée de glande… mmmmm c’est bon, je me régale avec tous mes petits amis de la Parade Blog!

    Comment by Briscard — 29 novembre 2005 @ 2:18

  10. Oui, on peut mener une vie plus agréable à Tokyo qu’à Paris. Beaucoup de choses sont moins chères, et pas seulement les ramen: mon loyer tokyoite est à peine plus élevé que le parisien, pour deux fois plus grand. J’adore leur notion du service, les commandes chez Amazon qui arrivent le lendemain, le type de la poste qui passe à 21h30 pour déterminer le nom des occupants ou, plus proche de moi, le fric dépensé dans la recherche.

    Mais peut-on vraiment comparer et considérer le syndicalisme des fonctionnaires comme une des causes des maux français? Pourquoi une grève japonaise fonctionne au Japon et est inimaginable en France?

    Le Japon a aussi beaucoup de problèmes que je ne souhaite pas du tout voir en France. Et une culture autrement différente.

    Prenons deux exemples: les filles qui font le tapin pour s’acheter le dernier téléphone portable, symbole à la fois de la place de la femme et de l’importance de la consommation, attestée par les produits de luxe exhibés partout (il faudrait leur dire que les sacs vuitton sont moches); les événements relatifs à la privatisation de la poste (les types qui distribuent des éventails en guise de tracts, les japonais globalement contre la privatisation mais Koizumi qui remporte les élections avec de nombreux candidats populistes, puis qui se rend dans son sanctuaire préféré).

    Bon voyage.

    Comment by fautpasresterla — 30 novembre 2005 @ 7:39

  11. Oula c’est quoi cette histoire de demenagement ? Aurai-je manquer un épisode ? Quant aux developpements dans les commentaires j’ai bien l’impression de n’y rien comprendre. Serais-je devenu senile sans m’en rendre compte ?
    Pour ce qui est du « brillant jeune homme », mon coeur a fait un bon, pensant que vous aviez découvert mon petit protégé mais finalement non.
    J’en profite pour vous refiler promptement son adresse des fois que vous ne le decouvriez pas par vous-même : http://keiser.over-blog.com

    Comment by Rhagnagna — 11 décembre 2005 @ 11:51

  12. Briscard

    Bien sûr que je permet le « Cher ami », nous sommes entre bonne compagnie ici, que diable, pas de manière…
    En ce qui concerne l’aigreur de ma conclusion ci-dessus, c’est bien un peu la nature même d’une diatribe, n’est-ce pas?
    Mais sinon, je pense qu’il s’agissait plus de l’influence Redescente du Samedi matin que Mouvement des Jeunes Cons Précoces… En général, je suis beaucoup plus zen, pas moins désabusé et cynique sur la situation, mais beaucoup plus calme…

    fautpasresterla

    Comme vous vous en doutez bien, je ne m’avancerai pas à pousser la société japonaise actuelle (encore moins sa version du syndicalisme, son absence de conscience politique ou les dérives consuméristes de certaines franges de sa population) comme un modèle économique et social pour le reste du monde.

    Néanmoins, pour avoir vécu ou séjourné dans un certain nombre de pays, je crois pouvoir affirmer sans trop de risque que, s’il existe une recette miracle du bonheur universelle, elle n’a pas encore été trouvée. Une rapide consultation des livres d’histoire nous apprend que ce n’est pas faute d’avoir essayé: entre les partisans du sacrifice bi-mensuel d’un quarteron de vierges et ceux de l’imposition du port de la chemise sans-col, il n’est guère un idéologue à travers les âges à qui l’on n’eut donné une chance de mettre son programme en application. Si l’un d’eux avait réussi, je suppose que ça se saurait.

    Donc, à défaut d’utopie, et en attendant qu’une cueillette de champignons à neutrons résolve le problème une bonne fois pour toute, j’avoue que je me contenterai d’une société qui parvient à un équilibre raisonnable entre deux principes fondamentaux de la mise-en-application des gouvernements: 1) pas me pourrir la vie, et 2) éviter de laisser mon prochain crever de faim au coin de la rue.

    Sur ces deux points, il faut bien admettre que la France n’obtient que des scores très médiocres. Un tour de force quand l’on sait que la plupart des endroits se débrouillent pour briller dans au moins l’un des deux, quitte à négliger complètement le second.

    Certes, le Japon a ses démunis, mais du point de vue social, n’a guère de leçon à prendre de la France. En ce qui concerne le point numéro 1, je pense qu’il n’est même pas nécessaire de s’y arrêter… J’ajouterai à vos commentaires sur les aspects positifs de la vie au Japon, que quand l’on parle de « notion de service », il y a autre chose que l’image de l’employé servile et exploité qu’aime bien vous renvoyer le dirigeant syndicaliste Pernod-Ricard (le même qui pontifie ensuite sur ce mythique « service à la française »): l’employé japonais moyen n’est pas plus taylorisé que son homologue français, il n’a pas plus d’amour ou de haine pour son boulot, il n’est pas plus encadré ou controlé (peut-être même moins par certains aspects)… sa volonté de fournir un service de qualité au client potentiel n’est guère que le reflet d’une certain conception de l’honneur, de son amour-propre, quelque chose que je qualifierais « d’amour du travail bien fait », si je n’avais peur des funestes connotations maurassiennes de la formule.

    Mais je m’empresse de rassurer tout le monde, ces notions assez désuètes d’honneur et d’honnêteté qui font qu’un employé de poste n’hésitera pas à passer une heure de plus pour retrouver votre nouvelle adresse ou que l’on peut sans véritable risque oublier son portefeuille quelque part… ces notions appartiennent plus probablement aux générations japonaises précédentes qu’à celles d’aujourd’hui: elles déclinent inexorablement (sur ce sujet, j’invite le lecteur à consulter l’abondante littérature documentant l’évolution de la société japonaise contemporaine)… On est donc en droit d’espérer un nivellement par le bas assez prochainement.

    Rhagnagna

    Le déménagement est en cours. Par bien des aspects on peut même dire qu’il est achevé. En tout cas géographiquement parlant, je suis au moins 99% plus près de ma destination finale

    Pour les commentaires abscons, je ne suis pas sûr de savoir desquels ils s’agit… Si c’est à Messire Hard Lite que vous faites référence: pas d’inquiétude, rien que du très inoffensif… Les médecins m’ont recommandé de ne jamais le contrarier quand il se réfugie dans son monde imaginaire (peuplé de trolls, du mythique arbre javascrypte et autres histoires de karma… une imagination débordante, vraiment), donc je rentre dans le jeu et fais comme si de rien n’était.

    Pour M. Pitt Deuch’Val, point de découverte: cela fait bien longtemps que, comme bien des blogosphéreux francophones n’en doutons pas, j’ai eu vent de ses écrits (pas complètement par hasard non plus… enfin, passons). Des écrits fort remarquables par leur qualité, mais dont il est plus qu’évident qu’ils ne sont pas l’oeuvre d’un « brillant jeune homme » (en tout cas pas « jeune » de quatorze ans)… Entraînant naturellement la question suivante: Cela importe-t-il, après tout? A laquelle je pense que je répondrais: Oui, mais guère… En laissant la peine de développer tout ça pour un autre jour…

    Le mien, de protégé, n’est certes pas aussi rocambolesque dans ses aventures, mais c’est surtout parce qu’il a choisi un autre registre, préférant le réalisme autobiographique à la fiction tragi-comique (un choix tout à fait personel et qui n’engage que lui).

    L’important étant bien-sûr, au final, que chacun y prenne son plaisir (Messire Lite: rhabillez vous s’il vous plaît)…

    PS à tous: promis, on reprend le blog pour de vrai, incessamment sous peu

    Comment by dr Dave — 18 décembre 2005 @ 5:29

  13. Concernant le Japon et les clichés qui ont la vie dure, je me souviens d’une espèce de questionnaire paru dans je ne sais quelle presse et qui était censé déterminer tes options politiques, dans lequel on posait la question suivante : « Dans quel pays détesteriez-vous vivre ? ».
    A ma grande surprise, la réponse « Japon » te plaçait d’entrée de jeu dans la catégorie « extrême-gauche » !
    Foin de la culture, des arts, de l’histoire… il semblait donc que le Japon n’était jugé que sur la base d’une supposée soumission totale à l’autorité (et plus elle était militaire, plus elle était haïssable !).
    Naïvement, j’aurais pensé que vivre en Afrique du Sud (c’était du temps de l’apartheid) ou dans l’un des pays les plus pauvres et les plus ravagés de la planète aurait été le choix le plus évident… mais non !
    Pour les brillants concepteurs de ce questionnaire, l’Emmpire du Soleil Levant était le Satan des Satan, le septième cercle de l’enfer de Dante…

    Étonnant, non ?

    Comment by Fugitive — 19 décembre 2005 @ 6:16

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et ignotas animum dimittit in artes