Où il n'est bien sûr nullement question, ni d'automne, ni de Paris…

3 août 2006

Excuses

Posté dans : Pas assez d'ennemis..., par Dave A. à 6:27

Il semblerait que j’aie hier soir déclaré devant moins que : « conformément aux dogmes de notre très Sainte Mère l’Église et en accord avec les décrets du Concile de Trente de 1542, la femme ne soit à l’évidence pas plus dotée d’une âme immortelle qu’en mesure d’utiliser pleinement les technologies modernes telles que l’ordinateur personnel ou l’interweb ».

Les méfaits de l’alcool et mon état d’ébriété alors déjà assez avancé sont, vous vous en doutez, entièrement à blâmer pour de telles déclarations.

Je tiens à m’excuser ici publiquement pour une telle erreur et rectifier sur le champ en précisant que ce n’est pas du Concile de Trente qu’il s’agissait, mais bien du Concile de Mâcon, tenu quelques dix siècles auparavant. On ne manquera pas au passage d’admirer là encore la modernité de nos saintes institutions, qui statuèrent sur d’aussi cruciales questions avant même que la recherche scientifique moderne ne daigne s’y intéresser.

Toutes mes excuses à ceux que cette grossière inexactitude historique aurait pu choquer.

4 Comments »

  1. Dans mon souvenir, on parlait de Vatican 2… Et je n’ai bu qu’un Schweppes!

    Comment by Ju — 3 août 2006 @ 6:32

  2. Encore plus inexcusable donc. Même s’il est bon de noter que Vatican II n’est guère que le prolongement, voire le retour, aux saines idées originellement développées par le Concile de Trente. Et cela sans compter sur son rôle important dans le rejet du vernaculaire hors de tout rite religieux (un point cher à mon cœur) ou le regain d’inspiration qui permit aux égorgeurs de parpaillots et autres pourfendeurs d’infidèles d’accomplir l’œuvre divine de par l’Europe entière (et bien au-delà encore). Deux Conciles qui méritaient donc également d’être invoqués ce soir-là, fusse à tort.

    Comment by dr Dave — 3 août 2006 @ 6:38

  3. Pour être tout à fait précis c’est lors du synode de Mâcon, en 486 (et non du Concile de 585), que l’un des participants avait insinué qu’on ne pouvait assimiler la femme à un être humain Il fut aussitôt contredit par les évêques présents qui étaient des sots (source: L’Histoire des Francs de Grégoire de Tours).
    La problématique est donc bien celle de l’existence de la femme comme être humain ce qui me paraît être un débat autrement plus intéressant que celui de l’âme pour quiconque fait preuve d’un peu de rationnalité agnostique! Pour ma part je ne peux me résoudre à considérer un être qui se peint les ongles de pied comme un être huamin à part entière. Mais la disputation reste ouverte…

    Comment by Briscard — 4 août 2006 @ 4:54

  4. Briscard:
    Mes sources indiquent la question posée lors du synode et votée lors du concile. Si je ne puis que regretter le manque d’initiative des autorités religieuses sur cette décision (heureusement contredite de facto en maintes occasions par la suite), force m’est de prendre position contre l’argument initial de ce piètre latiniste qui osa suggérer qu’il n’existait aucune différence sémantique entre vir et homo. Un crime qui eut dû lui valoir l’écartèlement en place public. Il est bon de noter qu’au vu du dogme, l’âme immortelle constituant précisément la différence entre l’humain et l’animal (chat, cheval, nègre, sarrasin, calviniste…), les deux qualités sont équipotentes.

    Mais je vous rejoins entièrement sur votre conclusion, cher confrère : les signes ontologiques sont trop nombreux pour ne pas décemment mettre en doute l’humanité de ces créatures diaboliques.

    Comment by dr Dave — 5 août 2006 @ 11:59

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et ignotas animum dimittit in artes